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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 02:38

 

 

 

Il ne vous a pas échappé que le blog Le papillon ou la neige s’est arrêté. Je n’ose pas enlever le lien qui figure sur ma page d’accueil, une crainte superstitieuse de le voir disparaître tout à fait. Je n’ai pas envie d’en faire le deuil.

Neige d’Hiver, l’étudiante nankinoise qui l’écrivait, avait réussi à charmer un assez grand public de francophones sensibles. Des lecteurs lui laissaient des commentaires, mais aussi parlaient d’elle et de son écriture sur leur propre site et semaient la bonne parole sur des sites du monde entier. Un petit engouement, qu’il faut bien qualifier d’international, avait été créé autour des phrases tendres, ironiques et intelligentes de Neige.

Maintenant, je reçois des courriels de lecteurs qui s’adressent à moi depuis ce blog pour savoir ce qui s’est passé. On s’inquiète pour elle, aussi, on me demande de rassurer les populations, « dites-moi que tout va bien pour elle ».

Aux dernières nouvelles, elle allait bien et elle affirmait s’habituer à vivre sans écrire. La raison de la clôture est certainement aussi intime et profonde que celle de l’établissement du blog en français. Personne ne peut parler au nom de cette jeune femme qui menaçait souvent de faire ses adieux à l’écriture.

Inutile de préciser que je déplore l’absence de Neige sur la toile. Elle en était un des plus beaux événements, un des plus émouvants, des plus attachants. Elle nous faisait un cadeau magnifique en utilisant notre langue pour exprimer ses sentiments, ses doutes, pour rendre compte de ses observations.

Il me reste à espérer qu’elle nous revienne et qu’elle ne gâche pas le talent qui est le sien.

 

 

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Published by Guillaume - dans blogs
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commentaires

Neige 28/03/2007 12:11

Je dois dire que toi, tu es fait pour faire des critiques.
Comme j'étais très honteuse des fautes grammaticales que j'avais fait dans la nouvelle et je ne pouvais pas les corriger sur ton blog, j'ai dû établir un nouveau blog à moi avec un texte corrigé. Laissons le papillon, bienvenue au pays de neige.

Guillaume 28/03/2007 02:49

Très belle nouvelle, Neige. Tu vois, des gens sont faits pour commander, d'autres pour gagner de l'argent, d'autres pour rencontrer leurs prochains, toi tu es faite pour raconter des histoires. Les histoires roulent en toi, elles sortent de toi par flots, elles coulent dans tes veines. En ceci, tu me fais penser à un superbe écrivain français contemporain : Régis Jauffret.
Nous avons tous de l'imagination, (voir qq chose qui n'est pas présent) c'est une faculté importante qui permet à l'homme de prévoir l'avenir, de parer les mauvais coups de la vie, de rebondir, de calculer, d'espérer, et même de penser. Mais nous n'avons pas tous la capacité d'utiliser notre imagination, comme toi, pour créer des narrations depuis tel ou tel sentiment. Cela te semble méprisable parce que cela t'est naturel, mais c'est un don que tu as et que tu devrais chérir.

le papillon sous la neige 27/03/2007 16:07

Il y avait un petit papillon qui restait sur la neige, tout seul, malade et mourrant. Il neigeait encore, follement. Un jour, un homme est passé par là, il a ramassé le papillon et l’a réchauffé par la main. « Oh, mon petit pauvre... » « Emmenez-moi, s’il vous plaît. Je ne veux pas rester ici. »  L’homme a repris sa route en portant le papillon sur sa poitrine. Bien qu’il neige encore, le petit papillon se sentait très bien avec la chaleur de l’homme.Il a guerri de sa maladie et il a bavardé tous les jours près du coeur de l’homme. Comme c’est magique, le battement de son coeur ! Le papillon se disait en espérant qu’il ne quitterait jamais sa poitrine.
 

Ils ont traversé enfin le pays du neige et sont arrivés au pays des fleurs qui était très peuplé. L’homme s’est installé dans un l’hôtel et a fait conaissance avec beaucoup de monde dans ce pays. Il n’a plus mis le papillon sur sa poitrine puisqu’il ne faisait plus froid. Le papillon était un peu triste. Il avait la nostalgie de la chaleur de sa poitrine et le battement de son coeur. Une fois qu’il a volé furtivement vers sa poitrine, l’homme l’y a tiré. « Non ! Non ! Sois sage, mon petit. »
 

L’homme plaisait aux gens du pays des fleurs puisqu’il pouvait raconter beaucoup de choses exotiques pour les habitants locaux. « En plus, j’ai un petit papillon qui peut raconter aussi des choses fascinantes. C’est vraiement un papillon intéressant, je vous assure. » L’homme disait en indiquant le papillon sur son épaule. Le petit papillon avait un coeur brisé en entendant ces mots. Il avait imaginé que les gens salueraient l’homme en disant : « Bonjour, Monsieur, oh, qui est ce petit papillon ? » et l’homme leur réponderait : « Ah, c’est mon petit. Il est joli, n’est-ce pas ? » « Je ne suis pas son papillon à lui. Je ne suis qu’un papillon intéressant qu’il a rencontré dans son voyage. » Le papillon ne voulait plus sortir avec lui. Il restait de plus en plus à la chambre. « Je ne t’aime pas comme ça. Sors avec moi, tu ne veux pas ? Mais pourquoi ? Il n’y a rien d’intéressant dans la chambre. Ah, que tu es un papillon étrange. » L’homme se plaignait et sortait seul. Pour lui, connaître un beau pays était beaucoup plus important que connaître un petit papillon. Un jour, quand le papillon était ennuyé en regardant la télévision dans la chambre, une groupe de papillons y ont volé par la fenêtre. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » « Attendre mon homme. » « Viens t’amuser avec nous, on a découvert un nouveax forêt des fleurs, c’est magnifique ! Allez ! » « Mais, il va bientôt rentrer... » « Je n’ai jamais vu une chose plus ennuyeux que l’homme. Ils regardent la télévision au lieu des fleurs, tu regardes la télévision ? Ah non ! Tu es devenu un homme ! Tant pis. Reste ici. Nous nous en allons. » Les papilons étaient près de partir. «Mais... attendez ! » La télévision a été fermée.
 

Au forêt des fleurs, il y avaient des milliers de papillons dansants. « C’est le plus grand boum de l’année. » Celui qui avait parlé avec le petit papillon dans la chambre l’a invité à danser. « Mais, je ne savais pas... » « Comment c’est possible ! Nous sommes les papillons ! » Le petit papillon était resté si longtemps avec l’homme qu’il a oublié qu’il savait danser naturellement. Il a reçu l’invitation et dansé avec joie dans les bras de son nouvel ami. A la fin du boum, le petit papillon allait rentrer à l’hôtel. « Reste avec moi.On peut danser ensemble pour toujours. » « Je suis désolé, mon homme va s’inquiéter de moi si je ne rentre pas. » « Il n’est pas un papillon. » « Je sais, mais je pense à la chaleur de sa poitrine et au battement de son coeur. Tu ne les as pas. »
 

Le petit papillon est rentré dans l’hôtel et a vu une femme dans les bras de l’homme. Il savait qu’il ne pourrait jamais plus revenir au poitrine de l’homme. Il est sorti de la chambre.sans bruits mais avec des larmes. Il regardait la lune sur une fleur. « Soeur Lune, pourquoi je suis si triste ? » « Oh, mon petit, tu es tombé amoureux de l’homme. » « Comment je peux devenir moins triste ? » « Ah...c’est une question qu’on me pose depuis des milliers et des milliers d’années. Mais je ne peux donner aucune réponse parce que je n’ai jamais aimé. A quoi il ressemble, l’amour ? C’est mystérieux... »
 

Le lendemain matin, quand la femme est partie de la chambre, le papillon est entré pour dire adieu à l’homme. « Où tu vas ? » « J’ai dansé avec un beau papillon hier soir et il m’a demandé de vivre avec lui. » « Oh... » « Je suis un peu ennuyée avec toi parce que toi, tu es un homme et moi, je suis un papillon, nous n’avons rien de commun. » « Non...enfin, tu es libre. » « Tu veux aussi t’installer dans ce pays ? » « Comment c’est possible ? Je vais continuer à découvrir le monde. J’ai réfléchi si je te laisserais ici puisque je ne pourrais pas m’occuper de toi pour toujours. Maintenant, je me rassure. Tu es un des plus beaux papillons que j’ai jamais rencontré. Tu te souhaite une vie heureuse. » « Merci de m’avoir sauvé et de...je t’aime. » « Je t’aime aussi, mon petit. »
 

L’homme est parti du pays des fleurs quelques jours plus tard. Quand il est passé par la fenêtre de sa chambre, il a vu une fleur toute blanche. C’était bizarre parce que toutes les autres fleurs avait des couleurs éclatantes. « Pourquoi tu es si pâle, ma petite fleur ? » « Parce qu’un papillon a pleuré pendant toute une nuit chez moi et ma couleur a disaparu à cause de ses larmes. » « Quel triste papillon ! » « Il m’a demandé pardon le lendemain matin et m’a dit qu’il allait revenir au pays de neige pour attendre son homme. Vous connaissez le pays de neige, Monsieur ? Il y a là-bas des fleurs ? » « Oui, je le connaîs, c’est un des plus terribles pays que j’ai jamais passé. Je connaîs aussi un petit papillon...est-ce que le papillon pleurant avait la couleur d’iris ? » « Oui, Monsieur. »
 

 L’homme est revenu au pays de neige, mais la neige était si grande qu’il ne pouvait rien voir. Il a cherché en vain le papillon. Il était un peu triste, et puis les gens de tous les pays pourraient écouter une chanson appelé le papillon sous la neige d’un vagabond :
 

Oh, mon petit papillon, qui aime regarder la télévision
 

Revient au pays où il n’y a pas de population...
 

serriÚre 18/03/2007 10:25

Il y a parfois des silences nécessaires  à la résurgence de l'écriture.

Guillaume 18/03/2007 01:32

J'ai souvent parlé du Papillon ou la Neige, je ne pouvais trop en faire la réclame. Mais ça n'a pas suffi.