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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 13:51

 

 

 

J’écris à une amie que je viendrai dans sa ville pour voir les pruniers en fleurs. C’est sublime, les pruniers en fleurs.

Elle me répond que les fleurs seront déjà flétries. L’hiver était trop doux et les arbres ont fleuri trop tôt. Voilà qui m’attriste.

Mon amie précise : « Les fleurs ne peuvent pas t’attendre. »

Naturellement, j’ai pris cela pour moi, et dans un sens assez vaste. Elle a raison, les fleurs ne nous attendent jamais.

C’est beau que ce soit une jeune fille qui, plus de quatre siècles après Ronsard, me donne cette leçon. On croirait l’entendre encore

Le temps s’en va, le temps s’en va, ma Dame.

Las, le temps non, mais nous, nous en allons

 

 

 

 

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Published by Guillaume - dans mots
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commentaires

Guillaume 18/03/2007 01:30

C'est que je deviens un peu chinois. Les Chinois ont un rapport aux fleurs assez intense, dont on ne parle jamais, je ne sais pas pourquoi. Quand je suis parti pour le Japon, des amis m'ont dit : "Tu ne devrais pas y aller maintenant, les cerisiers ne sont pas encore en fleur." Pour eux, aller au Japon sans profiter des fleurs typiques du pays est aussi vain que d'aller à Paris sans voir la Tour Eiffel.

bamalega 17/03/2007 20:03

C'est aussi beau que même après Proust, il y ait encore quelqu'un qui se soucit de voir les arbres en fleurs.