Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
Dans les rues calmes et bordées d'arbres, autour de la fac, mes promenades à vélo m'en font voir de toutes les couleurs, à la nuit tombée. Parfois je pars avec des buts inavouables et me retrouve changé, calmé par l'air frais que la bicyclette produit, et par la sérénité de la vie simple des gens.
Les rues chinoises sont un plaisir de vie tranquille. Les gens y discutent dehors, ils ont sorti leurs fauteuil en rotin, ils mangent, se baladent. Beaucoup de policiers en faction, beaucoup. Pourquoi autant de policiers ? Parmi les hypothèses idiotes qui me sont venues à l'esprit, il y a celle qu'ils surveillent peut-être les salons de massages les plus attractifs, car ils sont toujours à portée de regard de l'un d'eux. Dans les rues du soir, les filles de joie voisinent en bonne intelligence avec les autres commerces. Tout le monde se promène, fait du vélo, rencontre ses voisins. Moi, quand je serai grand, je serai un vieux Chinois.
Au bout de quelques minutes, le voyageur est parfaitement bercé et débarrassé des diverses pressions de la vie. Une petite dizaine de kilomètres avant d'aller se coucher est le remède idéal pour bien dormir, dans la mesure où l'on s'est peu déplacé dans la journée.