Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
La galerie Creek Art

La rivière Suzhou est appelée la mère de Shanghai, ou quelque chose comme ça. Il y a un siècle, il y a un demi siècle, les usines et les entrepôts y abondaient, avec leur charme crasseux et leur architecture de briques rouges. Maintenant que tout cela est désaffecté, une partie des quais est rénovée en immeubles résidentiels supers moches et en promenades aseptisées, et une autre partie des quais a rénové quelques friches industrielles.
La galerie Creek Art était une usine de farine construite en 1902.
Sept étages consacrés à l'art contemporain. Le lecteur lambda dira in petto que sept étages, c'est un peu beaucoup pour l'art contemporain. Je le rassurerai, le lecteur lambda, en lui disant que l'art contemporain n'est pas vraiment la finalité de tous ces lieux branchés. La finalité, elle est plus triviale mais elle n'est pas moins honorable : la promenade, le luxe, la frime, un restaurant classissime au dernier étage, très cher et très beau, en bois, avec la rivière noirâtre qui coule en contrebas, LE truc de bobos shanghaiens. L'endroit pour inviter une femme que l'on veut séduire (j'y revendrai).

Et last but not least, il y a souvent des jolies employées prêtes à vous expliquer de quoi il retourne. Quand le voyageur n'a plus rien à leur dire, il les prend en photo, c'est comme un réflexe.
