Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
Ce n’est pas pour frimer que je dis cela, mais j’ai acheté un MP3, et je marche dans les rues en écoutant de la musique. C’est d’autant moins pour frimer que le MP3 est notoirement démodé, déjà, détrôné par l’ipod. Je ne me fais pas d’illusion : quand j’exhibe mon MP3 dans le bus, je sais bien que les jeunes Shanghaiens me prennent pour un pauvre ringard.
Bref, j’écoute des chansons de groupes que j’ai enregistrés chez des amis en France, des groupes que j’imagine nouveaux, mais que vous connaissez peut-être déjà très bien : Dirty Pretty Things, Nouvelle Vague, Final Fantasy. Une mention spéciale pour les très beaux titres Roscoe de Midlake, et Postcard From Italy de Beirut.
Ecouter de la musique dans la rue change la perception de la ville. On a l’impression de vivre dans un clip vidéo. Les mouvements autour de soi ralentissent, les regards qu’on croise s’éternisent. Comme on identifie les chansons aux choses vues, les jeunes visages du campus de Fudan s’accordent très bien aux paroles adolescentes de Chanson triste de Yann Tiersen. De même, certains groupes anglais accompagnent parfaitement mes déambulations dans des rues postindustrielles et nocturnes, à la recherche d’un bus qui me ramènerait dans ma lointaine demeure.