Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
Avant de quitter le musée, j’aimerais parler d’un sujet qui m’a valu de nombreuses critiques : les arbres. Quand j’ai eu l’imprudence d’indiquer que ces arbres troués, crevassés, faisaient partie de la culture chinoise, que les jardiniers cherchaient un effet de monstruosité, on m’a dit que pas du tout, on m’a dit t’as rien compris, que les Chinois vénéraient la vie et la nature, et que jamais un jardinier chinois ne torturerait un arbre.
Or, le long rouleau intitulé Le long du fleuve lors de la fête Ching Ming (dynastie Qing, 18eme siecle) en montre deux types. Les plus en vue, ceux qui bordent le fleuve, sont troués, creusés et verdoyants. Ceux dont j’ai déjà parlé et que je crois être volontairement « endommagés », dans le but de leur donner cette force d’expression visuelle et symbolique de troncs transpercés, élimés, aussi transparents que les pierres, mais toujours vivants.
Le deuxième type d’arbres sont moins centraux : ils sont en parfaite santé, sans trous, ni vieux ni jeunes, ils ne sont que des arbres.
Ceux de la première catégorie, les arbres monstrueux, sont plus que des arbres.
ps: Je n'ai pas d'images a montrer, mais le rouleau entier est visible sur ce site d'Ottawa : http://images.google.com.tw/imgres?imgurl=http://www.site.uottawa.ca/~qingchen/treasures/qmsht_files/qmsht.jpg&imgrefurl=http://www.site.uottawa.ca/~qingchen/treasures/qmsht.htm&h=315&w=891&sz=58&hl=zh-TW&start=14&tbnid=_7ugfC2W2Y2q3M:&tbnh=52&tbnw=146&prev=/images%3Fq%3DAlong%2Ba%2Briver%2Bduring%2BChing%2BMing%2Bfestival%26gbv%3D2%26svnum%3D10%26hl%3Dzh-TW%26sa%3DG