Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
Arrivé à Paris il y a quelques heures, je croyais pouvoir prendre un train pour le sud : pas de train après 21h00. Je pensais alors passer la nuit au cinéma : pas de cinéma après 22h00. Qu'est-ce que c'est que ce pays où on ne peut ni voyager ni regarder des films à toute heure du jour et de la nuit ? C'est bon, j'ai compris, je vais passer une nuit de promenade, de bars interlopes, de cybercafés. Une nuit de somnolence borgne.
Je joue un peu la victime, ou l'aventurier, mais en fait je me réjouis. Ce type de galère m'arrive fréquemment, car je ne sais pas planifier l'avenir. Je souffre de devoir prendre des billets de train à l'avance, de réserver, de prévoir. Alors je paie le prix de mon inconséquence avec joie, jusqu'à présent, cela me permet de rencontrer et de voir des choses nouvelles ou intéressantes, ou révoltantes. Jusqu'à ce qu'un voyou, ou qu'un membre de la police sarkosyste, me règle mon compte, au détour d'une cabine téléphonique, hi hi.