Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
Il faudrait écrire une étude sur toute la littérature destinée aux voyageurs. Les guides touristiques, les guides médicaux et hygiénistes, les instructions, les manuels de savoir-vivre.
L'Abbé Hulot recommande, dans les années 1820, d'éviter de voyager et, si possible, d'éviter le train rempli d'étrangers. Mais pour le malheureux qui ne peut faire autrement que prendre le train, voici ce que l'Abbé Hulot préconise : « Faites semblant de dormir pour éviter toute conversation. »
Eugène Chapus, dans Voyageurs, prenez garde à vous (1878), conseille de se munir d'un revolver ou d'une canne pour tout trajet ferroviaire non accompagné.
Donc dormir oui, mais d'un œil seulement, et bien mettre sa canne en évidence pour montrer aux voyous de quel bois on se chauffe.
En général, il faut l'avouer, on se méfie beaucoup, et à juste titre, des voyages. Moi-même, je ne saurai trop recommander aux lecteurs de ce blog de rester chez eux. En particulier les obèses de caractère sanguin et les femmes maigres qui souffrent de « manque de tranquillité d'esprit, d'une imagination exacerbée, de passions sans frein, d'un caractère jaloux et inquiet. » J.-F. Dancel, De l'influence des voyages sur l'homme et ses maladies. Ouvrage spécialement destiné aux gens du monde (1846)