Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
Lorsque je suis venu à Shanghai, je me faisais à l’idée de quitter la Chine. J’en avais assez vu, assez entendu, assez respiré, c’était un pays que j’aimais mais dont j’étais prêt à m’éloigner. J’avais l’intention d’arrêter de travailler pour un temps et de me promener en Asie, peut-être un an, peut-être deux, peut-être six mois, c’était très ouvert, comme plan.
Alors, passer par Shanghai, de ce point de vue, n’est pas une mauvaise chose. C’est déjà l’étranger, par certains côtés, les Chinois y sont occidentalisés et parlent souvent anglais. Ils refusent, dans certains endroits, de parler chinois avec les étrangers.
Au fond, Shanghai est une transition entre la Chine profonde, repliée sur elle-même malgré les échanges économico industriels avec l’Occident , et l’Asie au sens large, l’Asie large et le reste du monde. Pour moi, c’est un sas de sortie du monde chinois. Pas une porte, un sas. Un lieu intermédiaire où je me sépare déjà un peu, en douceur, d’une culture très attachante.