Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
L’année dernière, comme j’étais arrivé dans un lieu où je n’avais rien à faire, pas d’amis et pas de travail, je dormais à toute heure, je regardais des matchs de football et des dvd toute la nuit, je vivais à l’envers et me sentais sens dessus dessous. J’ai mis un mois à m’en remettre. Une fatigue constante, une manière de planer, d’être à côté de ses pompes… Même pour un rêveur, ou un promeneur, c’est désagréable sur le moment.
Alors cette année, un oncle m’a donné trois somnifères, l’arme fatale. Pour sortir du cercle infernal et dormir la nuit. J’ai mis beaucoup d’espoir dans ces trois comprimés, car je mets toujours beaucoup d’espoir dans n’importe quel médicament qu’on me donne. Je nourris toujours le secret désir qu’il me guérisse d’autres choses, par inadvertance.
Par ailleurs, une boîte de production m’avait contacté quand j’étais en France pour que je fasse des voix off dans une version française d’un documentaire ; ça tombait au poil car ça m’obligeait à me lever le matin, à voir des gens, à respecter un horaire, à travailler.
Résultat, je bâille toute la journée et n’ai plus la ressource nécessaire pour terminer ce billet. La prochaine fois, je demande des somnifères et le contraire des somnifères, des comprimés qui donnent la banane artificiellement, uniquement pour ne pas dormir.