Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.

Croyez-moi ou ne me croyez pas. L’information que je vais vous livrer va vous paraître extravagante.
L’émission Equinoxe, sur France culture, traitant des musiques du monde, n’a pas diffusé de musique chinoise depuis deux ans ! Le 4 avril 2005, l’émission était consacrée à une minorité ethnique, les Hakkas. Quelques semaines plus tôt, le 7 mars, l’émission parlait de musique chinoise proprement dite, avec un groupe de Taiwan qui faisait revivre de vieilles traditions.
Avant cela, c’était le 23 février 2004 qu’on pouvait entendre une musicienne chinoise.
Sur France musique, le constat est pire : les archives de l’émission Couleurs du monde n’indiquent aucune émission traitant de musique chinoise.
C’est difficile à croire et parfaitement inexplicable.
On parle abondamment d’Afrique, puis d’Amérique du sud et d’Inde. On fait des incursions (ou des excursions) en Europe. On n’oublie jamais longtemps le Japon ni l’Asie du sud-est, et même la Corée parfois, mais la Chine, que dalle.
Quand on sait la richesse, la profondeur, la variété des formes musicales chinoises (et restons-en à l’ethnie majoritaire, les Hans), c’est vertigineux de voir que cela n’attire pas davantage l’attention. Des centaines de formes d’opéras, de la musique savante et populaire, des chansons, des musiques instrumentales, des musiques folkloriques, comment peut-on les ignorer à ce point ?
