Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.

Dans la culture chinoise, on a élu un petit nombre de femmes comme étant les « beautés » de la Chine. Leur sort est généralement fatal : on les a données à des chefs rivaux, à des rois étrangers, on s’en est servi sans ménagement. Mon amie me raconte tout ça en s'emmêlant dans les noms, les dates et les histoires. Qu'importe, cela nous ramène aux sempiternelles énumérations qui ne veulent pas dire grand chose mais qui structurent une éducation de masse et qui donnent du grain à moudre aux numérologues : les quatre romans classiques, les dix mille êtres, les cinq éléments, les sept délices de Nankin, les huit excentriques de Yangzhou, les trois représentativités, et, donc, les quatre beautés.
Yang Guifei est peut-être la plus célèbre, elle a en tout cas inspiré les artistes plus qu'aucune autre. Elle a inspiré des poètes de premier plan, des musiciens, des calligraphes, et elle fait rêver les jeunes gens du monde entier. Elle était la concubine sublime d'un empereur Tang. Cette même concubine dont je suis tombé amoureux dans un opéra Kun que j'ai vu à Nankin il y a deux ans et demie.
A l'extérieur de Xian, non loin des armée en terre cuite, on peut visiter les sources chaudes qui ont baigné son corps enchanteur. Un parc hors de prix est aménagé pour qu'on tente de s'imaginer un peu ce que c'était que se baigner à cette époque.