Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
Au sortir du musee, je suis alle par hasard dans un grand magasin de fringues pour filles (je pensais seulement trouver un cafe dans une grande surface quelconque) : Laforet. Le choc. Le choc esthetique et culturel desire et inattentu. Des filles partout, habillees avec originalite, avec flamboyance, avec folie. Clientes et vendeuses pareillement rivalisaient d'elegance et de gout. Partout une grande originalite et pourtant une surete de gout qui me laisse pantois. Meme quelqu'un d'aussi peu funky que moi pouvait apprecier la justesse de chacun de ces uniformes patiemment et passionnement choisi. Et parmi ce defile de mode permanent, des visages d'une beaute a couper le souffle, a tomber par terre, a se faire damner, a rougir de plaisir et de honte. Honte de n'etre que soi-meme, a proximite de ces chefs d'oeuvre de la nature et de l'industrie reunies. J'etais entre sans avertissement dans le pays des merveilles. Si seulement ces creatures avaient su l'anglais ou le francais, ou meme le chinois, j'aurais depense une fortune pour diner avec l'une d'elles. Mais j'avais un rendez-vous avec une autre Japonaise rencontree sur internet.