Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
Au Japon, tout est net. Tres propre. Dans les cafes de la ville, regnent une tres grande proprete et une tres grande politesse. Ajoutees a la chaleur et a l'exiguite des lieux, le tout donne un sentiment immediat de confort.
Le voyageur, en revanche, se sent un peu sale, mal rase, de traviole, degingande et debraille. Il lui prend des envies de bains publics, de hammam, de chemises blanches immaculees.
Suis alle au bain dit de la Montagne Blanche. Je n'y ai pas senti le regard insistant des Chinois qui tiennent a regarder si l'etranger a une quequette differente de la leur. Les jeunes peres de famille apprennent l'hygiene a leur petit garcon. Les differentes piscines ont des temperatures et des remous varies. Le voyageur s'y detend en se disant : mais par quel mystere avons-nous echappe, nous, Europeens de l'ouest, a cette coutume grandiose du bain turc ? Par quel vice et quelle ideologie retorse nous l'avons abandonne, et quand ? Une amie chinoise avait traduit un bouquin d'histoire sur les bains en France, et l'auteur en parlait encore a propos du dix-huitieme siecle. Apres, j'ai oublie. Puis mon esprit a divague sur autre chose.