Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.
En général, Noël m'ennuie et me déprime. Je le dis et l'écris chaque année, j'en demande pardon, mais Noël c'est toujours une répétition, n'est-ce pas ? Alors, comme cette période de fête obligatoire et marchande me porte sur les nerfs, je cherche soit à l'éviter, soit à la passer de façon originale. Afin d'oublier que je ne suis plus un enfant.
L'année dernière, par exemple, ma mère était en Chine pour un voyage exceptionnel, et je célébrais la naissance du Christ avec elle, Sigismond et son amie, dans une ville du Jiangsu.

Cette année, je suis allé à Nankin avec Claire et Dominique. Ils ont donné leur conférence, traduite par deux traductrices excellentes, on s'est promené sur les remparts de la ville, au bord du lac, puis on a mangé avec Pascale la bibliotécaire, les traductrices, dans un restaurant au bord du lac.

Nous avons appris qu'il y avait une messe de minuit, avec une chorale chinoise, alors malgré la fatigue, on s'est dit pourquoi pas. Les taxis ne voulaient pas nous y amener. Quand on a réussi à en convaincre un, on est arrivé à une église sous surveillance policière. Des policiers par dizaines. Pourquoi tant de policiers pour une messe de catholiques chinois. Une étudiante, qui se trouve être chrétienne, m'a dit qu'à Shanghai aussi, et partout en Chine, les messes de minuit sont très "protégées" par les forces de l'ordre. C'est normal, dit-on, comme il y a beaucoup de monde, il faut du personnel pour garantir la sécurité.
Cela me rappelait un article que j'avais lu dans Courrier International sur la persécution que connaissaient aujourd'hui les catholiques chinois, mais je ne pus expliquer en détails le détail du problème à mes amis.