Des mini-reportages sur les façons de vivre, de penser, d'étudier, d'aimer en Chine. Des petits billets pour montrer une Chine plurielles, diverses et contradictoire.

Retourné au centre d’art de Moganshan lu. Après plusieurs visites, le voyageur n’en a pas forcément fait le tour. Surtout pas moi qui ai l’habitude de ne passer qu’un temps assez rapide dans les musées. Sur ce point, je suis très anglais, j’apprécie vraiment les musées gratuits de Londres et de Dublin, où l’on va pour se promener, comme une extension d’un jardin ou d’un parc. Les musées chers, comme le Louvre, nécessitent un tel investissement financier, nerveux, physique, que l’amour de l’art passe parfois un peu au second plan.
Dans la galerie ShangArt, des peintures font bon ménage avec un merdier ambiant où je me sens très à l’aise. Ne dirait-on pas que ces trucs posés dans un coin sont une installation, ou une proposition de sculpture postmoderne ?

Puis il suffit de se retourner pour voir ce tableau qui s’amuse avec Courbet. Je lui laisse la parole. En français dans le texte. L'artiste s'appelle Zhou Tie Hai, vous le connaissez certainement, c'est lui qui peignait des chameaux, ou des dromadaires, dans toutes les situations, autrefois.

