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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 04:12

Dans les rues calmes et bordées d'arbres, autour de la fac, mes promenades à vélo m'en font voir de toutes les couleurs, à la nuit tombée. Parfois je pars avec des buts inavouables et me retrouve changé, calmé par l'air frais que la bicyclette produit, et par la sérénité de la vie simple des gens.

Les rues chinoises sont un plaisir de vie tranquille. Les gens y discutent dehors, ils ont sorti leurs fauteuil en rotin, ils mangent, se baladent. Beaucoup de policiers en faction, beaucoup. Pourquoi autant de policiers ? Parmi les hypothèses idiotes qui me sont venues à l'esprit, il y a celle qu'ils surveillent peut-être les salons de massages les plus attractifs, car ils sont toujours à portée de regard de l'un d'eux. Dans les rues du soir, les filles de joie voisinent en bonne intelligence avec les autres commerces. Tout le monde se promène, fait du vélo, rencontre ses voisins. Moi, quand je serai grand, je serai un vieux Chinois.

Au bout de quelques minutes, le voyageur est parfaitement bercé et débarrassé des diverses pressions de la vie. Une petite dizaine de kilomètres avant d'aller se coucher est le remède idéal pour bien dormir, dans la mesure où l'on s'est peu déplacé dans la journée.    

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Published by Guillaume - dans villes
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Guillaume 11/06/2007 02:07

A Shanghai, on peut encore attendre des années. On a beau détruire, il reste encore beaucoup de rues construites à l'époque des concessions étrangères. Clairement, on en voit quelques unes qui ont été ou qui ont vocation a être rénovées et préservées. Et des centaines d'autres qui vont disparaître, mais peut-être pas si rapidement que cela. Je ne m'avancerai pas plus car je connais encore peu Shanghai. A vélo, simplement, je m'aperçois du fait qu'on peut encore voyager dans le temps. Surtout que les artistes, la population branchée, réinvestissent les friches industrielles, et aident à garder un paysage urbain moins lisse.

ebolavir 10/06/2007 16:18

Le plaisir de vivre sur le trottoir près de chez soi avec les voisins, devant la boutique ouverte où on rangera les petits tabourets quand l'heure sera venue, Mais il faut en conserver le souvenir. Je vis dans une ville où la municipalité a fait serment de supprimer ce spectacle débraillé et indigne d'un pays sérieux.  Les trottoirs  refaits se couvrent de haies décoratives entre des labyrinthes de murets infranchissables aux restaurants sur triporteur; et ce n'est pas pareil, descendu d'une tour de 20 étages, on n'est plus à portée de voix des balcons. Pour l'instant, ça tient encore.