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10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 07:22

Yangshuo a d’abord été découvert et développé par des routards étrangers, d’où une forme de tourisme de masse aujourd’hui, qui convient autant aux Chinois qu’aux Occidentaux. Ce qui nous convient, à nous les Européens, jusqu’à preuve du contraire, c’est d’éviter la foule et d’entrer en contact avec des paysages et des populations qui semblent intouchés par notre présence et la présence de nos semblables. Yangshuo nous le permet. On loue des vélos et, en quinze minutes, on se retrouve sur des chemins enchanteurs, sans personne autour de nous que des paysans, des bœufs, des montagnes en pains de sucre.

En caricaturant à peine, disons que les Chinois tendent plutôt à vouloir rester en groupe et apprécient le grand nombre de touristes. C’est un signe de qualité, de succès. Il leur faut aussi des routes aménagées, des entrées payantes, des panneaux indicateurs, des guides, des vendeurs de billets à la sauvette. Yangshuo le leur offre : sur la route départementale, la province a aménagé des parcs d’attraction payants, des grottes où l’on se roule dans la boue, des musées qui sont autant de commerces. La moindre babiole intéressante devient prétexte à droit d’entrée. Un vieux banian, par exemple, se trouve être non loin de la route. On a décidé qu’il avait mille ans d’âge. On a construit des murs autour de lui, on a monté des buvettes et des stands de tirs, on y a fait évoluer des créatures déguisées en courtisanes, et  l’entrée coûte dix-huit yuans.

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Published by Guillaume - dans villes
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