Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rechercher

Archives

19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 12:38


Serge Bramly a le bras long, il ne voyage pas les mains dans les poches et sait tirer profit de chaque instant en Chine. Déjà dans Le voyage de Shanghai, il débutait son récit par le rendez-vous qu’il avait quelque part. Un contact qu’on lui a donné à Paris, quelqu’un qui lui fera rencontrer des gens intéressants, du beau monde et les haut lieux.


Cela lui permet de parler d’un fameux concept chinois : les guanxi, les relations, le réseau d’influence. Cela lui permet surtout de faire des portraits de gens variés et forcément au moins un peu intéressants. Cela me permet, à moi, d'amorcer une réflexion sur l'identité de l'écrivain voyageur : dans ses textes, il donne de lui une image de poète, la tête en l'air, rencontrant par hasard des prostituées, des écrivains, des ministres, des dissidents et des responsables associatifs, alors qu'il est très organisé, qu'il prépare son voyage avec soins et en prenant des contacts précis dans les consulats et les lieux stratégiques où se concentrent les personnalités d'influence.

Il recommence dans son album SHANGHAI, réalisé avec la photographe Bettina Rheims (dont wikipedia nous informe qu’elle a eu un enfant avec lui, c’est du propre.)
Les photos sont formidables, mais le texte n'est pas mal non plus. Au fil des pages, le lecteur a l'impression d'une bande de copains, constituée de l'écrivain Mian Mian, de comédiennes et de mannequins, grandir, sortir, s'unir et se quitter. 

Pour terminer, et pour se rincer l'oeil uniquement, cette photo d'un autre livre du duo Rheims/Bramly, qui n'a rien à voir avec ce billet, mais qui berce l'esprit.

Partager cet article

Repost 0
Published by Guillaume - dans gens de lettres
commenter cet article

commentaires

françois 10/10/2008 07:09

Madre de dios ! Voila une sacrée bonne nouvelle. Je m'énerve un jour, et voila que le surlendemain Le Clézio a le nobel. Voila une bonne chose, une chose qui est comme un tsunami littéraire franco-français, mais qui a toute a sa valeur, qui aura toute sa valeur dans quelques années. Une valeur a la fois nationale, culturelle, politique et littéraire importante. Comme Sartre , je n'ai pas l'impression que Le Clézio soit si interessé que ça  au céremonial du prix nobel, surtout, je ne pense pas qu'il voit cela comme une fin en soit. L'important est que ce prix le révéle au monde entier, qu'on le lise, l'apprécie vila ce qui compte... 

françois 04/10/2008 12:02

Oui, lisez Le Clézio et si vous avez envie et le temps, participez à cette association : Association des Lecteurs de Le Clézio en lien sur ce post.

francois 04/10/2008 11:46

Moi, si un jour je me lance dans le projet d'une thése ce sera surement sur Le Clézio justement, c'est un auteur impressionnant et compliqué (même si ca se lit trés facilement) , d'une richesse inouie malgrés ce qu'on en pense. Malheureusement, malgrés sa célébrité de façade, il est peu, surtout mal lu, parfois incompris, souvent méprisé.Trop souvent relégué à de la littérature pour enfants (elle aussi méprisée) ou "populaire"(comme un Queneau),c'est un auteur qu'on lit au collége, que tout le monde connait, qui passe a la télé, mais qu'on oublie trés vite une fois qu'il faut passer aux "lettres de noblesses" , à des choses plus sérieuses quoi (le bac, la philo, de "vrais auteurs" comme Camus,Kant, Voltaire, Pierre Assouline...) ; il n'est pas pris au sérieux en effet je pense, quand il parle de voyages...certes ce n'est pas de la même maniére qu'un Bouvier, un Rolin,une Alexandra Neels...et pourtant lui aussi a énormément voyagé mais ses récits sont souvents a la frontiére du réel et de l'imaginaire (et comme toutes les grandes oeuvres qui ne rentrent pas dans un schéma précis cela agaçent certains mauvais lecteurs, mais ses derniers se taisent justement et heureusement on a la paix avec ça ) ; je pense que sa popularité lui joue des tours malheureusement aussi et ne facilicite pas une bonne lecture de son oeuvre.Ce serait le cadre d'une sous partie  entiére que d'étudier la reception sociologique de cette oeuvre souvent trés "réveuse", "ailleurs" (le clézio est un grand lecteur de Michaux) dans la france des années 80-2000, à un moment ou cette derniére perd tous ses idéaux, est dans une spirale de désillusions permanentes et dépressives. De plus ,il a beaucoup réflechi sur les civilisations amérindiennes (ce qui personnellement me touche beaucoup). D'ailleurs, chaque fois qu'un auteur (de réel talent je précise, pas comme Monsieur Michel H...qui est un réel imposteur des lettres) est surmédiatisé on ne le lit pas ou plus de la même maniére que si c'était un "auteur confidentiel" et dans le cas de Le Clézio c'est plus que dommage. En plus ses livres sont souvent trés (de façons subtiles) subversifs et il est plutot bel homme , evidemment cela n'arrange pas ses affaires, la jalousie (sourde pour cet auteur toujours pas pléiadisé ni nobélisé ce qui est un véritable scandale) faisant des ravages comme tout le monde le sait dans le petit monde des lettres franco-françaises. De plus , il a conçu une oeuvre stylistiquement novatrice et originale. Les journalistes l'apprécient beaucoup , j'ai rarement lu de critiques désastreuses a son égard, mais lorsque on en parle avec ses lecteurs (de ma connaissance) on sent comme un "bof" sourd, le genre "mouais, ce truc pour gamin qu'on lit au collége qui fait réver a trize-quatorze ans mais qu'on a zappé a 20 ans". Un auteur que beaucoup de gens lisent à l'étranger, reconnu, apprécié mais pas a sa juste valeur paradoxalement en France. Cette dévalorisation typiquement française (qui prouve que la France a un probléme avec son image, et son identité actuellment a toujours se dévaloriser) d'un auteur de la meme trempe qu'un Camus ou Sartre (dans le genre "je fais rayonner la culture française dans le monde") est plus que scandaleuse, elle est gravissime et alarmante. Il faut dire que pour l'heure, il faut plus penser à la mondialisation et briller avec Céline dans les salons qu'à de la littérature de gamins...c'est Mondo contre Sarko finalment, ce dernier étant on le sait pas trop branché "lettres" (cf son truc sur Madame de Sévigné dont il se contrefout), lui se serait plutot "le néant" de ce point de vue la , mais bon...chacun son truc, les chiffres et les finances d'un coté (en crise d'ailleurs actuellement,ce qui pour le coup,espérons le devrait remettre les pendules a l'heure), les reverasseries et les vagabondages leclezienne de l'autre et tout ira mieux dans le meilleur de monde..Je suis peut etre un peu dur, la mais tout ca pour dire que si vous aimez les voyages, si vous aimez les livres,la littérature et plus encore si vous aimez la lalittérature de voyages, alors lisez Le Clézio !!!

Guillaume 03/10/2008 16:04

Je ne le sais pas moi-même, en fait. Ecrire une thèse m'aidera à savoir ce qui m'intéresse vraiment.

francois 03/10/2008 08:48

Alors Le Clezio , "desert "par exemple , ou "le livre des fuites" , c'est de la littérature de voyage aussi, mais fictive.Ce qui t'interesse , c'est le rcit de voyage "authentique"?