Chines
Serge Bramly a le bras long, il ne voyage pas les mains dans les poches et sait tirer profit de chaque instant en Chine. Déjà dans Le voyage de Shanghai, il débutait son récit par
le rendez-vous qu’il avait quelque part. Un contact qu’on lui a donné à Paris, quelqu’un qui lui fera rencontrer des gens intéressants, du beau monde et les haut lieux.
Cela lui permet de parler d’un fameux concept chinois : les guanxi, les relations, le réseau d’influence. Cela lui permet surtout de faire des portraits de gens variés et forcément
au moins un peu intéressants. Cela me permet, à moi, d'amorcer une réflexion sur l'identité de l'écrivain voyageur : dans ses textes, il donne de lui une image de poète, la tête en l'air,
rencontrant par hasard des prostituées, des écrivains, des ministres, des dissidents et des responsables associatifs, alors qu'il est très organisé, qu'il prépare son voyage avec soins et en
prenant des contacts précis dans les consulats et les lieux stratégiques où se concentrent les personnalités d'influence.
Il recommence dans son album SHANGHAI, réalisé avec la photographe Bettina Rheims (dont wikipedia nous informe
qu’elle a eu un enfant avec lui, c’est du propre.)
Les photos sont formidables, mais le texte n'est pas mal non plus. Au fil des pages, le lecteur a l'impression d'une bande de copains, constituée de l'écrivain Mian Mian, de comédiennes et
de mannequins, grandir, sortir, s'unir et se quitter.
Pour terminer, et pour se rincer l'oeil uniquement, cette photo d'un autre livre du duo Rheims/Bramly, qui n'a rien à voir avec ce billet, mais qui berce l'esprit.
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Commentaires