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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 11:29

Voilà les étudiants en question. A un individu près, on pourrait dire les étudiantes en question. Nous posons devant l'université de Nankin, à la fin d'un petit voyage que nous effectuâmes ensemble dans la capitale du sud. 
Cinq minutes plus tard, nous nous embrassâmes et nous nous quittâmes. Eux retournaient à Shanghai, et moi je restais encore un peu à Nankin, en compagnie de la personne qui tenait, à ce moment précis, l'appareil photo.
C'est avec émotion que je regarde cette photo de classe, car ce groupe d'étudiants étaient en tout point exceptionnel. L'ambiance y était très bonne, tout le monde y avait sa place, des plus coquettes aux plus discrètes, des profils les plus heureux aux destins les plus difficiles. Leur capacité de travail et d'adaptation aux méthodes nouvelles étaient étourdissante. Leur niveau de français ferait pâlir les dirigeants des meilleures universités du monde.
Ils écrivaient des choses extraordinaires, si on leur demandait de puiser dans leur ressources : des essais étonnants sur Stendhal, sur Baudelaire, sur la philosophie chinoise. Et une gentillesse continuelle, une affection de tous les instants, qui se concrétisait par des cadeaux de toutes sortes, mais surtout des dessins, des poèmes, des calligraphies, des petites choses confectionnées dans leur dortoir.
Des étudiants d'un autre âge, d'un autre continent. Des étudiants sortis d'un rêve.
La plus grande des gentillesse, la plus émouvante pour un professeur, ce fut le sérieux et l'investissement qu'ils mirent dans les travaux que je leur demandais de faire. Ce fut la franchise et l'ouverture de nos conversations, parfois politiques et extrêmement sensibles. Des conversations où nous mettions à nu nos différences de culture et nos divergences idéologiques. Ces étudiants ont su faire l'effort de comprendre, et de supendre un peu leur jugement, ce qui est rare dans un système où la suspension est dangereuse.
Le souvenir de ces jeunes gens, parmi de nombreux autres, m'empêchent aujourd'hui, de manifester, la conscience tranquille, en hurlant des slogans "anti-chinois". Il faut lutter, c'est vrai, et contribuer à changer les choses, mais il ne faut pas oublier de rencontrer et de connaître ces Chinois qui vous rendent optimiste.

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Published by Guillaume - dans Profs-Etudiants
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commentaires

Fred 15/08/2008 13:12

Guillaume est seulement comme tout le monde, car qui resiste au charme des filles chinoises ?

Denis a Shanghai 13/08/2008 04:50

Mais Guillaume n'est toujours ravi qu'avec les filles chinoise, pas avec moi...

Guillaume 12/08/2008 17:07

Oui, c'est bien devant 南京大学, que les étudiants de Shanghai ont trouvé plus jolie que l'université Fudan.

Francois 12/08/2008 04:12

photo d'autant plus émouvante (persnnelement j'entend) que crois reconnaitre qu'elle a étéprise aux portes de l'université de Nanjing.Peut-etre que je me trompe, mais cela reste un lieu mythique (surtout l'hiver, avecla neige, c'est un lieu magnifique pour moi.Tant de souvenirs, de rencontres de joies et de peines...de joies surtout...)

Silouane 11/08/2008 20:54

Un enseignant heureux. C'est vrai la Chine offre de magnifiques rencontres aussi.