Chines
Tenez, voyez ce que je lis dans Mao II, de Don Delillo :
« -Quand je pense à la Chine, qu’est-ce que je vois ?
- Des gens, dit Karen.
- Des foules, corrigea Scott. Des gens qui cheminent laborieusement dans de larges rues, pédalant sur des vélos ou poussant des charrettes, foule après foule dans le zoom, paraissant encore plus rapprochés qu’ils ne le sont, l’embouteillage total, et j’imagine comme ils se fondent dans l’avenir, comme l’avenir fait place au non-conquérant, au non-agresseur, au chemineur laborieux, au désindividualisé. Totalement calme dans le zoom, foule après foule, pédalant, marchant, sans visages, survivant à peu près bien. »
Je ne suis pas si sûr de la pertinence de l’association Chine / foules. Un professeur de géographie disait : « La Chine, c’est beaucoup d’histoire, beaucoup d’espace et beaucoup de gens. » C’est vrai qu’au-delà d’une certaine limite, la masse change de qualité et devient énergie. On dit par là que la Chine est une affaire de quantité avant tout, et il me semble que cela vient d’une paresse d’observation.
Ils sont nombreux, c’est indéniable, mais sont-ils si « désindividualisés » que cela ? Je ne sais pas, je ne crois pas. J’aime me poser dans un coin et regarder les gens passer. Je ne vois que des individus. Et si je regarde la foule, alors elle n’est pas différente de celles de Paris et comporte les mêmes mystères.
Je recommande de regarder les Chinois, avec soin et longuement. Je ne m’en lasse pas, et certains visages me hantent quand je suis seul.
Oui, c'est assez proche d'une vision végétale des foules chinoises. Comme souvent quand on est loin, on ne voit pas de détails alors on croit qu'il n'y en a pas.
| Décembre 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||
Commentaires