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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 10:54
Les hommes ne sont pas égaux devant les caprices de leur corps, moi je dis. Mon ami Mathieu, par exemple, est plus sensible que moi à l’addiction. S’il fume une taffe, c’est foutu, il redevient fumeur. De mon côté, je ne suis presque pas intoxiqué. J’ai de subites poussées, bien sûr, des demandes soudaines d’alcool, ou de clopes, ou de chocolat, ou de câlins, mais en règle générale, je peux me passer d’à peu près tout. Mon point faible, c’est le décalage horaire. J’en souffre terriblement, alors que je connais des gens qui ne le sentent presque pas passer (mais ceux-là, en revanche, seront peut-être plus soumis à la dictature de la nicotine que moi). A l’instant, pour parler concrètement, je vous écris ceci alors que ma tête est lourde, que je ne rêve que de m’allonger pour faire une sieste. Mais je résiste tant que je peux pour ne dormir que le soir, afin de ne pas me réveiller en pleine nuit, en espérant retrouver au plus vite le rythme d’ici.

L’année dernière, comme j’étais arrivé dans un lieu où je n’avais rien à faire, pas d’amis et pas de travail, je dormais à toute heure, je regardais des matchs de football et des dvd toute la nuit, je vivais à l’envers et me sentais sens dessus dessous. J’ai mis un mois à m’en remettre. Une fatigue constante, une manière de planer, d’être à côté de ses pompes… Même pour un rêveur, ou un promeneur, c’est désagréable sur le moment.

Alors cette année, un oncle m’a donné trois somnifères, l’arme fatale. Pour sortir du cercle infernal et dormir la nuit. J’ai mis beaucoup d’espoir dans ces trois comprimés, car je mets toujours beaucoup d’espoir dans n’importe quel médicament qu’on me donne. Je nourris toujours le secret désir qu’il me guérisse d’autres choses, par inadvertance.

Par ailleurs, une boîte de production m’avait contacté quand j’étais en France pour que je fasse des voix off dans une version française d’un documentaire ; ça tombait au poil car ça m’obligeait à me lever le matin, à voir des gens, à respecter un horaire, à travailler.

Résultat, je bâille toute la journée et n’ai plus la ressource nécessaire pour terminer ce billet. La prochaine fois, je demande des somnifères et le contraire des somnifères, des comprimés qui donnent la banane artificiellement, uniquement pour ne pas dormir.   

 

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Published by Guillaume - dans Santé
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commentaires

dominique 01/09/2007 01:38

Non, mais sérieusement, quel délice !

Guillaume 01/09/2007 01:04

Oui, le temps est peut-être venu de s'éclater avec la pharmacopée. 

dominique 01/09/2007 00:18

Ah,  la joie de se faire donner la banane !